Ar Soner
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En Bretagne, la figure du «sonneur», joueur de bombarde favorisant la danse mais aussi capable de jouer des déplorations fut essentielle, autant dans les «Festnoz » que lors des processions religieuses. J’ai souhaité dans cette pièce rendre un hommage symbolique à cette figure, en écrivant à la demande de Yann Olivier, directeur artistique du Festival International de Musique de Dinard, une œuvre pour clarinette seule pour Rozenn le Trionnaire. Cette dernière, pétrie de culture bretonne me semblait parfaite pour incarner ici cette figure. Dans le premier mouvement Galv da Zañsal (Appel à la danse), la clarinette, partant du souffle du vent, se déploie progressivement en un appel de plus en plus puissant.Dès lors, après un coup de pied au sol, la danse (Zañsal) commence, désordonnée puis par moments semblant pleine de réminiscences d’airs traditionnels apocryphes. Enfin, un Chant de Paradis (Kan ar Baradoz en breton) apparaît, d’abord entre de longs silences, puis en contrepoint de la voix de l’interprète qui chante en jouant. Petit à petit, de courtes incises du cantique Kantig ar Baradoz. La tradition bretonne attribue ce cantique à Saint Hervé, barde aveugle du VIe siècle. L’on rapporte également que le texte fut revu par Dom Michel Le Nobletz, le fondateur des missions bretonnes. C’est par ce mélisme spirituel que se clôture l’œuvre, tout en suspension.
Voici le texte et la traduction de la première strophe de ce cantique :
Jezuz, pegen bras ‘ve
Plijadur an ene,
Pa vez e gras Doue
Hag en e garantez.
Jésus, comme il est grand
Le plaisir de l’âme
Quand elle est dans la grâce de Dieu
Et dans son amour.
Information additionnelle
| Poids | 0,510 kg |
|---|---|
| Dimensions | 32 × 24 × 1 cm |
| Support | PDF, Papier |
