GREIF Olivier

(1950 – 2000)

Olivier Greif fait ses études musicales au Conservatoire de Paris. Il y est l’élève de Lucette Descaves pour le piano, Jean Hubeau pour la musique de chambre, Tony Aubin pour la composition, Robert Blot pour la direction d’orchestre et Marius Constant pour l’orchestration. Il obtient le premier prix de composition à l’âge de dix-sept ans. Il étudie ensuite à New York auprès de Luciano Berio, qui enseigne à la Juilliard School.

The Meeting of the Waters

GREIF Olivier

Instruments : Musique de chambre
Format : 24x32

18 € - 9 €

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Sonate de Requiem

GREIF Olivier

Type : Partitions
Instruments : Musique de chambre
Format : 24x32

30 € - 15 €

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Compositions

Biographie

Né en 1950, Olivier Greif fait ses études musicales au Conservatoire de Paris. Il y est l’élève de Lucette Descaves pour le piano, Jean Hubeau pour la musique de chambre, Tony Aubin pour la composition, Robert Blot pour la direction d’orchestre et Marius Constant pour l’orchestration. Il obtient le premier prix de composition à l’âge de dix-sept ans. Il étudie ensuite à New York auprès de Luciano Berio, qui enseigne à la Juilliard School.

Il poursuit alors une double carrière de pianiste et de compositeur.

Il compose notamment le cycle de lieder Wiener Konzert (1973), la Sonate de Guerre pour piano (1975), le Tombeau de Ravel pour piano à quatre mains (1975), la sonate pour violon et piano The Meeting of the Waters (1976), la Sonate de Requiem pour violoncelle et piano (1979/1992), le Livre du Pèlerin (1980)… En 1981, il supporte mal l’accueil mitigé reçu par son opéra de chambre Nô, créé au Centre Pompidou. Cet échec, qui survient alors qu’il s’est depuis quelques années engagé dans une démarche spirituelle basée sur la pratique de la méditation, l’amène à se retirer de la scène musicale. Son activité de compositeur se trouve mise en sourdine une dizaine d’années durant. Il a adopté le nom indien Haridas, qu’il abandonnera finalement en 1998.

Au début des années 90, Olivier Greif « retourne à la musique avec plus de force et moins d’attente qu’auparavant », selon ses propres mots. Il compose alors Le Rêve du Monde et Trois pièces sérieuses (1993) pour piano, les Lettres de Westerbork pour voix de femme et deux violons (1993), la sonate pour piano Codex Domini (1994), le Quintette A Tale of the World (1996). Le cycle des Chants de l’Âme, engagé dès 1979, est créé en 1996.

En 1997 et 1998, Olivier Greif est résident à l’Abbaye de La Prée.

Un certain nombre de ses œuvres y seront données en première audition, comme la sonate pour deux violoncelles The Battle of Agincourt (1997), les Chansons apocryphes (1998), le quatrième quatuor Ulysses (2000)… En juillet 1999 est créé à Notre Dame de Paris le Concerto pour violoncelle Durch Adams Fall, commande de l’association Les Petits Frères des Pauvres.

Cette période particulièrement riche, où Olivier Greif crée avec un sentiment d’urgence, voit la composition d’autres œuvres majeures : le troisième quatuor avec voix Todesfuge (1998), le Quadruple Concerto La Danse des morts (1998), le Trio pour piano, violon et violoncelle (1998), l’Office des Naufragés pour soprano, clarinette, piano et quatuor à cordes (1998), le Requiem pour double chœur a capella (1999), Ich ruf zu dir pour piano, clarinette et quatuor à cordes (2000)…

Le 13 mai 2000, Olivier Greif meurt brusquement à son domicile parisien, à l’âge de cinquante ans.

« Ma musique tente de traduire l’expérience du réel dans sa globalité. Mais pas ce que l’on entend habituellement par le réel, la réalité de tous les jours, un « long fleuve tranquille »… Le réel que j’évoque ici serait plutôt une totalité, tous les lieux et toutes les époques simultanément; tous les réels en un. Ce ne peut être qu’une expérience énorme, violente, cathartique, extatique.

De là l’attrait qu’exercent sur moi l’état de rêve, l’état hallucinatoire ou visionnaire, ou encore – si j’ose m’exprimer ainsi – l’état de mort; de là aussi l’importance qu’ils ont acquise dans ma musique.

…Si l’acte de composer peut encore avoir un sens pour moi, c’est pour témoigner, par la multiplicité des musiques et des sons qui s’offrent à nos oreilles aujourd’hui, de la multiplicité de l’expérience du réel, et pour que celle-ci à son tour témoigne de l’unité profonde qui pénètre toute chose. »

Olivier Greif