Shéhérazade, une fille de la ville féérie d’après Les Mille et une nuit pour soprano, baryton, choeur à voix égales, récitante, violon, clarinette, piano & percussion livret de Rania Meziani

MENUT Benoît
50'
partition
Artchipel

16

Avr

2019

17

Avr

2019

Le Grand Mélange

En location : Nous contacter

J’ai choisi d’écrire une musique directe, faite de gimmicks aisément mémorisables, de formules en canon, en échos, de voix parlées/rythmées, de souffles, d’actions scéniques ; une musique simple et recherchant pourtant une certaine délicatesse ; une musique parfois aussi drôle que dramatique, comme la grande aventure de Shéhérazade, qui pourrait être une fille d’aujourd’hui, une jeune fille des campagnes ou des cités isolées, infiniment moderne et en quête de liberté.

Description du produit

{"rsp":{"_content":{"error":{"code":"012","message":"Request throttled"}},"stat":"fail"}}

Les Mille et une Nuits est un corpus immense et infiniment riche, qui a eu des résonances dans l’univers artistique de cultures multiples, et ce depuis des siècles. Pourtant, à y regarder de près, ce n’est pas qu’une histoire d’hommes. Sinbad, bien entendu, Ali Baba aussi et d’autres héros ou anti-héros peuplent cette épopée ; mais cette dernière n’a de sens qu’en l’imagination de Shéhérazade qui, chaque nuit, doit sauver sa vie en créant et contant avec passion une histoire pour le Sultan. Imaginer pour rester en vie en somme. Et la source de ces contes, c’est elle et sa capacité à se renouveler, avec l’angoisse chevillée au corps mais aussi un certain plaisir à donner vie aux personnages et situations les plus folles.

Aussi, lorsque Lucie Larnicol a pensé à moi pour écrire une sorte de féérie pour choeur de
jeunes et ensemble instrumental, la place des femmes dans Les Mille et une Nuits a semblé un
sujet adéquat. Avec le soutien de Marc-Olivier Dupin qui oeuvre à la création et à la diffusion de
pièces opératiques écrites pour les jeunes, le projet fut donc lancé, porté par les mots de Rania
Meziani. Ce livret place Shéhérazade, ou les femmes qu’elle incarne, au centre du sujet.

Comme une série, l’oeuvre comporte des épisodes, résumés de certains contes, adaptations… avec un penchant pour ce que je qualifierais de « légèreté profonde ».
Le choeur de jeunes, à la fois personnages, coryphée, solistes répondent et se mêlent aux voix
des deux chanteurs et de la narratrice. Ils sont au centre, comme Shéhérazade, à la fois dans
le présent et le passé.

J’ai choisi d’écrire une musique directe, faite de gimmicks aisément mémorisables, de formules en canon, en échos, de voix parlées/rythmées, de souffles, d’actions scéniques ; une musique simple et recherchant pourtant une certaine délicatesse ; une musique parfois aussi drôle que dramatique, comme la grande aventure de Shéhérazade, qui pourrait être une fille d’aujourd’hui, une jeune fille des campagnes ou des cités isolées, infiniment moderne et en quête de liberté.

Benoît Menut